Biblio'Brousse

Gaoua, pays lobbi, d’octobre 2006 à février 2007

Goua 2006/2007

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L’homme de 12 mètres

Gaoua, le 16 février 2007

Quatre mois écoulés déjà… (à ce rythme là, dans trente ans nous serons toujours en train de dire « quatre mois écoulés déjà » sans nous rendre compte que les cheveux et les barbes blanches nous vaudront les sobriquets de « vieux blancs burkinabés » !). Et quand on pense qu’initialement, dans nos plans « secrets » ourdis au fin fond de la ferme de Belberaud, nous n’envisagions de rester que six mois sur le Burkina Faso…ça laisse songeur !!!

Mais il est vrai que la vie du Biblio’Brousse est rythmée par ces départs et ces arrivées, ces rencontres et ces retrouvailles (car maintenant, où que l’on aille, il y a toujours d’anciens élèves pour venir nous rendre visite, quelle que soit la distance !). Comme aiment à dire les burkinabés « il n’y a que les montagnes qui ne se croisent pas ».

Et chaque départ nous fait verser une petite larme (ce qui fait des litres si on ramène ça à l’année !!). Larmes de crocodile même pour Fati, la bibliothécaire, qui a toujours du mal à quitter chaque ville ! Quatre mois donc d’écoulés et nous quittons Gaoua. Il est vrai que l’installation ne fut pas des plus évidentes… il est vrai que nous étions à deux doigts de laisser tomber, énervés, aigris, frustrés… Et c’eut été vraiment dommage.

Car nous avons énormément apprécié travailler à Gaoua. Tout d’abord l’engouement et la motivation de tous les élèves ont été sans faille. Du début jusqu’à la fin. Le Biblio’Brousse était  » full « . Et puis la culture Lobbi (ethnie majoritaire à Gaoua, mais pour ne froisser personne nous n’oublions pas les Gan, les Birifor, les Dagara…) reste très envoûtante.

Serait-ce dû à l’omniprésence des féticheurs, marabouts et autres sortilèges mystérieux ? D’aucun qualifieront plutôt ces pratiques de charlatanisme. Mais la rationalité excessive du côté nord de la méditerranée n’a d’égale que l’irrationalité ubiquitaire de ce côté-ci. Sans jugement, nous observons, l’oreille et l’eil attentifs. Et puis nous évitons les poches au contenu suspect ou de retourner les poteries disposées selon un ordre un peu mystérieux… mais notre séjour commun à la Réunion nous avait déjà bien habitué (par exemple à éviter de rouler sur les poches aux croisements des routes, généralement remplies de restes de coq, de mèches de cheveux… le chauffeur inattentif qui écrasait le sac héritait du  » mal  » dont on avait voulu se débarrasser).

Mais que l’on y croit ou non, il faut bien admettre que cette croyance est vivante pour un très grand nombre de personnes (d’ici et d’ailleurs) et en cela nous ne pouvons nier son existence. Vivre dans l’hyper rationalité enlève peut être aussi un peu d’onirisme aux choses de la vie et permet de soulager bien des questionnements pseudo existentialistes. La fantasmagorie est quotidiennement présente, certaines fois nous prêtant à rire (comme l’homme qui faisait 12 mètres de haut et qui pour se nourrir devait manger 50 kg de riz par jour, affamant les villageois du coin) mais que nous considérons avec le plus grand respect, comme d’ailleurs tout ce que nous ne comprenons pas ou qui nous est  » étranger « .

Pour revenir à nos moutons gaoulais, ce qui nous a rendu Gaoua attachante c’est aussi le dynamisme de la ville, de ses habitants et de son marché, qui a lieu tous les dimanches et qui regroupent attirent les villageois jusqu’à 15 km à la ronde !

Car finalement nous avons appris à apprécier une ville par la vitalité de son marché. Critère qui à première vue peut paraître assez incongru, mais qui révèle du dynamisme, de l’implication des femmes dans la vie économique de la ville et surtout de l’importance des échanges entre les villes alentours et les pays frontaliers (Côte d’Ivoire et Ghana). Ainsi les spécialités de Gaoua, réputées dans tout le Burkina (à part les ignames, tubercules noires et monstrueux, au goût de pomme de terre, mais ce n’est peut être pas ce qui vous intéresse le plus !…), ce sont les vanneries et les poteries, que les femmes fabriquent dans les villages et transportent jusqu’au marché tous les dimanches parcourant ainsi plusieurs dizaines de kilomètres !!

Nous avons donc dit  » à bientôt  » à tous nos amis gaoulais, tous nos 500 élèves (qui comme d’habitude ont pu se défouler sur le rythme endiablé du coupé décalé à l’occasion de la fête de départ du Biblio’Brousse, avec Coca à volonté (!!!)) et nous avons plié bagages (une fois de plus).

Mais cette fois ci, l’habitude aidant, le déménagement fut moins éreintant. Tout d’abord parce que logeant dans une maison  » en dur  » à côté du bus, nous n’avons pas eu à démonter les hangars en paille qui nous servaient de chambres, et nous n’avons donc pas été forcé de passer les dernières nuits à la belle étoile (et à la merci des sssserpents). Puis nous avons été beaucoup aidés, car certaines autorités peu conciliantes au début (méfiance lobbi oblige), mais qui ont finalement été très satisfaites des résultats du Biblio’Brousse, nous ont facilité la tâche !

Et puis il faut dire que nous avons enfin (!) trouvé le formateur que nous cherchions désespérément depuis des mois (le premier des quatre à venir), après plusieurs tentatives qui se sont soldées par des échecs (mais les spécialistes du recrutement savent à quel point il est difficile de trouver quelqu’un qui correspond à de nombreux critères surtout quand ceux-ci sont très spéciaux : ch. pers. aimant travailler dans un bus 7j/7, ne pas avoir peur des serpents, aimer se déplacer tous les 4 mois…!!).

La perle rare (pourvu que ça dure !) s’appelle Matho Moninga (qui porte la bassine violette sur la photo), de nationalité tchadienne mais qui vit depuis 10 ans au Burkina Faso. Il nous enlève régulièrement de grosses épines du pied car c’est un véritable chirurgien de l’ordinateur : maintenance, électronique ; bricoleur de génie… là où nous n’étions que de piètres infirmiers. Le Biblio’Brousse quitte donc Gaoua pour Zorgho, les Lobbi pour les Mossi (mais qui, nous dit-on, sont les rois du maraboutage (parole de Mossi) !).

Carnet rose Biblio’Brousse : un nouveau membre s’est glissé dans la photo, il n’est pas encore très visible, mais sera photogénique à partir du 15 juin (nous recrutons maintenant les futurs formateurs dès la naissance !!). Ce qui fait que l’équipe sera scindée en deux pendant quelques mois avant les grandes vacances du Biblio’Brousse, mais retrouvera son intégrité (+1) peu après la rentrée scolaire 2007. Dans tous les cas, Matho est rejoint par Kossi, nouveau formateur à son tour, et qui à eux deux permettront d’assurer la relève pendant ces quelques mois de pouponnage en France.

Feux de brousse et pompiers très amateurs

Gaoua, le 22 décembre 2006

Cette fois-ci les images parlent d’elles-mêmes et mériteraient un no-comment. Mais on n’échappera pas au plaisir de vous les commenter Ce que l’on craignait diffusément depuis notre ultime installation est finalement arrivée, sans dégâts : les herbes hautes qui voisinaient le bus (et la bibliothèque !!), devenues très sèches en cette fin de saison des pluies, ont pris feu…volontairement. Il faut dire que Gaoua subit un fléau majeur, qui fait sa réputation dans tout le Burkina : les serpents venimeux ; qui rendent la région inhospitalière aux ânes et autres vagabonds de brousse. Pour remédier un tant soit peu à ce problème, les habitants de Gaoua évitent de préserver les habitats naturels des serpents : les hautes herbes ; c’est pour cela que depuis un mois et demi tout autour de nous, la nuit palpitait de feux rougeoyants et de crépitements. Et nous attendions le jour où le coin du Biblio’Brousse resterait le seul endroit herbeux de la colline…

Comme quelque chose que l’on a longtemps attendu avec angoisse et qui finalement se déroule sans « douleur», nous avons regardé avec soulagement les flammes qui n’ont fait qu’effleurer les livres de la bibliothèque. L’activité du Biblio’Brousse, interrompue pour quelques heures très chaudes, a donc repris son cours habituel, rythmée par les chants de départ pour l’Initiation.

Rien à voir cette fois-ci avec l’initiation informatique. L’Initiation pratiquée dans la région de Gaoua est une pratique très particulière. Tous les sept ans, les enfants choisis par leurs parents (qui décident de leur aptitude à suivre l’Initiation), partent vivre durant 5 mois en brousse, encadrés seulement par quelques Initiés adultes qui vont leur apprendre l’usage des plantes médicinales, les croyances lobbi et la débrouillardise. C’est un passage obligé, qui angoisse les enfants avant de partir mais qui les rend tellement fiers à leur retour, fort d’un savoir et d’une endurance nouvelle que beaucoup ne possèdent pas. Ce n’est qu’après cette Initiation qu’un enfant ou un jeune sera considéré comme « adulte ». C’est en ce moment qu’ont lieu les départs pour les Initiation, accompagnés de chants et de musiques ; personne sur le chemin des futurs Initiés n’a le droit de les regarder. Heureusement pour le Biblio’Brousse, leur chemin ne passe pas à côté du bus, seuls nous parviennent les échos aigus des chants de procession.

A Gaoua, comme dans toutes les villes que nous avons traversées, nous sommes régulièrement invités à venir partager un thé ou un verre d’eau, après les cours, chez les élèves.

Aujourd’hui, à notre tour de vous faire partager leur quotidien. Car chacun vit dans des conditions particulières, toutes différentes. Il y a ceux qui ont la chance de vivre avec leur famille sur Gaoua et d’avoir des parents fonctionnaires, une maison en « dur » et souvent une mobylette qui permet tous les matins de parcourir les 6 km qui séparent le centre ville du lycée…

Ceux dont la famille, moins aisée, vie encore d’une manière très traditionnelle, résidant dans les quartiers du vieux Gaoua, entourés de banco, de fétiches, d’architecture lobbi…

Et puis il y a les élèves, la grande majorité à vrai dire, qui ne sont pas originaires de Gaoua mais de petits villages alentours, dont bien souvent les parents sont cultivateurs et font cotiser toute la famille pour permettre à leur aîné, ou à plusieurs de leurs enfants, de s’inscrire au lycée et de louer un logement rudimentaire dans Gaoua.

Parmi eux certains se regroupent dans ce que l’on appelle des « célibatairium », nom un peu barbare et rugueux, qui désigne en fait de longs bâtiments, succession de pièces uniques louables au mois ; ils sont aidés par des familles voisines (surtout en ce qui concerne la préparation des repas, car la très grande majorité des élèves (environ 80%) sont des garçons, peu éduqués aux rudiments de la cuisine, qui préparée, au feu de bois, il est vrai, demande des heures de concentration !).

D’autres enfin résident seuls, arrivés tardivement après la rentrée, ou nouvellement arrivés dans la ville, et n’ayant pas eu l’occasion de trouver des « colocataires ». Pour ceux-là en général, c’est le système-D qui prévaut, avec apprentissage obligatoire de la préparation du « Tô», plat national à base de farine de mil, ressemblant à une bouillie compacte, agrémenté d’une sauce tomate, arachide, feuilles de baobab… et nécessitant plusieurs heures de cuisson harassante pendant lesquelles la cuisinière (ou par la force des choses, le cuisinier !) doit remuer très énergiquement, à l’aide d’une grande spatule en bois, cette pâte compacte.

Beaucoup d’entre eux nous ont invité passer Noël avec eux, et il va nous falloir jongler habilement entre les nombreuses invitations ! Sans crainte de risquer la fameuse indigestion au foie gras ou l’intoxication annuelle aux huîtres !

Nous pensons à vous tous pour ces fêtes, que l’on vous souhaite familiales, amicales et gastronomiques !

Après la rentrée le Biblio’Brousse entrera chez vous par la Poste pour le renouvellement d’adhésion…

Bus, 12 m long, ch. emplacement bon marché, spacieux, pas sér. s’abstenir

Gaoua, le jeudi 26 octobre 2006

Oui, on nous avait prévenu. Puisqu’à un Homme averti en vaut deux, combien vaut une équipe de sept Hommes ? On nous avait dit : « A Gaoua, votre intégration risque d’être problématique, contexte historique oblige, haut lieu de résistance, vous risquez d’avoir des difficultés… Nous l’avions même évoqué lors de la précédente lettre. Pour dire à quel point nous tenons toujours une oreille attentive à ce genre de conseils, que nous ne prenons pas à la légère.

Effectivement, notre arrivée sur Gaoua fut difficile, mais pas de la manière dont nous l’avions imaginée. Nous pensions que ces difficultés viendraient avec le temps, dès que nous ouvririons les cours au public, que les gens hésiteraient à nous faire confiance de prime abord et mettraient du temps à venir s’inscrire. Les problèmes ont été d’un tout autre registre.

Alors que nous avons généralement besoin d’une petite semaine pour nous installer avant de commencer les cours ; il nous a fallu près de trois semaines à Gaoua. De ces trois semaines qui vous demandent de ravaler votre sueur et de mettre votre découragement au fin fond de la poche, pour ne pas que l’ambiance au sein de l’équipe tourne à la bérézina. Nous avons mis trois semaines avant de pouvoir dire que nous étions définitivement installés, bientôt prêts à accueillir les élèves (et en écrivant cela, je cherche à tâtons un bout de bois protecteur !!). Mais pendant ces vingt et un jours, nous avons cru par deux fois que nous étions définitivement installés. Nous sommes donc allés de déception en déception, de chargement en déchargement, jusqu’à ce que l’on envisage très sérieusement de consulter un marabout pour se faire démarabouter.

Il faut dire que nous avons quelques critères pour sélectionner l’emplacement du Biblio’Brousse, et que plus l’on multiplie les critères, plus l’on est exigeant, plus on laisse la porte grande ouverte aux abus de toutes sortes. Pour que le Biblio’Brousse soit dans de bonnes conditions d’accueil de ses publics, il faut un lieu qui ne soit ni trop loin des lycées ni trop loin du centre ville (pour n’exclure personne, le moyen de déplacement le plus usité étant les pieds) ; une possibilité de se relier à l’électricité ; un endroit suffisamment spacieux pouvant accueillir les formes généreuses du bus, avec des conditions de sécurité acceptables ; le reste (eau, présence de bâtiments durs, importance des travaux) demeure assez accessoire. Voici la liste des endroits (non exhaustive !) où nous avons envisagé de mettre le bus, plus ou moins sérieusement, plus ou moins longtemps. A vous de juger de nos talents de future agence immobilière !

Possibilité n° 1 et 2

Très bons emplacements, près des lycées, bien ombragés avec pour la première fois la perspective d’avoir des chambres étanches. Verdict : loyer prohibitifs, plus de cinq fois supérieurs à ce que nous avons l’habitude de payer, de plus il y avait beaucoup de travaux à faire ( nos frais bien sûr !). L’étanchéité a un coût !!

Possibilité n° 3

Le problème, qui n’est pas directement visible ici, s’est posé à nous immédiatement : le bâtiment est situé dans l’enceinte d’une école primaire d’environ 600 élèves, tous débordant d’énergie et d’envies de découvertes. Nous vous laissons imaginer l’angoisse de Fati pour la gestion de la bibliothèque, qui à la vue de cet emplacement s’est littéralement décomposée.

Possibilité n° 4

Un seul problème de «taille» pour cet emplacement : impossible de faire entrer le bus dans la cour. Le verdict a là aussi été immédiat, mais il a fallu du temps avant que le propriétaire ne comprenne que cette contrainte était pour nous rédhibitoire. Nous avons donc dû simuler de fastidieuses mesures et montrer que nous envisagions tout de même cet endroit, d’ailleurs fort convenable, pour éviter toute offense et tout incident diplomatique.

Possibilité n° 5

Les autorités de Gaoua, prenant conscience de nos difficultés (qui n’en étaient qu’à leurs débuts), ont décidé de nous accorder un local : l’ancienne station météo, inhabitée depuis plus de dix ans. Prenant notre courage à trois mains, nous avons défriché, rafraîchit le bâtiment, en tâchant d’ignorer l’odeur âcre des actuels locataires : plusieurs dizaines de familles de gentilles chauve-souris. Un problème important s’est finalement posé : l’ancienne administration locatrice n’avait pas payé ses derniers mois d’électricité. A moins de prendre en charge la régularisation de sa situation, pas d’électricité. Nous avons refusé ; nous sommes donc partis, laissant derrière nous plus de trois jours de travaux intensifs.

Possibilité n° 6

En dernier recours, nous avons demandé au Musée de Gaoua de nous accueillir, envisageant ainsi de créer un partenariat innovant en termes d’échanges avec les jeunes. L’équipe du Musée a accepté ce partenariat et nous a proposé de nous installer sous ce grand arbre, et de loger à proximité. Bien entendu tout restait à construire : hangars pour la bibliothèque, la cuisine, les chambres… seul un petit réduit nous permettait de stocker le matériel le plus fragile.

Nous nous sommes donc mis au travail, avec d’autant plus d’entrain que nous avions déjà pris quelques jours de retard sur nos prévisions et que les élèves nous attendaient. Au bout d’une semaine, et à la veille d’ouvrir au public, nous avons été convoqués pour nous informer d’un changement ayant eu lieu dans les termes du partenariat : il fallait nous plier aux nouvelles «vocations hôtelières» du Musée qui nous demandait des frais journaliers d’hébergement dignes d’un Sofitel ; si nous n’acceptions pas, nous avions trois jours pour trouver un nouvel emplacement.

Cette fois-ci nous avons été particulièrement rapide. Nous avons mis deux jours pour tout déménager.

« Il faut boire l’eau du fleuve où l’on navigue».

Nous ne sommes pas partis de Gaoua, malgré notre découragement, et la volonté apparente de certaines personnes de nous pousser vers la porte. Nous savons pourquoi nous sommes ici, les jeunes nous le rappellent tous les jours, et ce n’est certainement pas pour les mauvaises volontés et les petits intérêts de toutes sortes.

Nous avons donc cherché un ultime emplacement. Et notre acharnement a été payant. Peut être parce que ce nouvel endroit reste finalement le mieux de tous ceux envisagés ; mais surtout parce que nous pensons avoir gagné (du moins pour quelques temps) le pari de notre intégration dans la région. Les nouvelles allant vite à Gaoua, tout le monde a eu vent de nos mésaventures, et, à la surprise générale, de notre décision de rester coûte que coûte.

Depuis notre départ du Musée, tous les jours, des élèves passent nous voir, nous apportent des repas, des encouragements; des habitants viennent nous prêter main forte, bénévolement… et les listes d’attente pour les cours informatique n’ont jamais été aussi rapidement pleines. Nous avons donc à nouveau déchargé le bus, mais ce fut le cœur léger et la motivation redoublée, pour toute l’équipe.

Demain, vendredi, nous ouvrirons les cours pour les élèves, et la bibliothèque est déjà prête à accueillir ses premiers lecteurs. La nouvelle année de travail du Biblio’Brousse commence enfin.

Classé dans : Médiathèque

Introduire l’ordinateur et les nouvelles technologies comme un rouage de son propre système, comme le préconisait Joseph Ki-Zerbo, permet de donner à tous la possibilité d’accéder à l’information, d’améliorer ses opportunités d’emploi et de s’ouvrir sur le monde.

Le Biblio’Brousse est un bus culturel multimédia proposant depuis 2005 une formation informatique et multimédia aux lycéens et au grand public des villes rurales du Burkina Faso.

A ce jour, plus de 7200 personnes ont été formées par l’association Biblio’Brousse, dont la majorité à moins de 25 ans.

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