Biblio'Brousse

, pays gourounsi, de février à juin 2006

Pô 2006

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Holidays, oh holidays?

Ouagadougou, le 20 juillet 2006

Cerveaux vides et bras musclés. Piteux état de l’équipe du Biblio’Brousse qui vient de plier définitivement bagages de Pô et de boucler sa première année scolaire. Trois jours de travail intensif de rangement ; de la petite boîte dans la grosse boîte dans le bus, et sans oublier le grand carton !

La soirée de départ du 7 juillet s’est passée (très bien même, malgré nos angoisses de débutants) ; la cour a été envahie par des centaines d’élèves, d’habitants du quartier, sous le regard indulgent des autorités et des responsables d’établissements.

Au programme : projection des films réalisés sur Pô et sur Dori, diaporama? éclats de rires, étonnements, fierté de se voir en si grand, soulagement du travail accompli (qui dans certains cas a mis les nerfs des élèves (et les notres) à rude épreuve !). Le Bissap (jus écarlate et sucré extrait d’une fleur) et le pop-corn ont coulé à flots (au grand damne des amateurs de bière?mais l’Homme est un éternel insatisfait !).

Du spectacle il y en a eu, de quoi faire parler pendant quelques mois, les enfants sous les manguiers.

Et puis après la tempête, le calme.

Le Biblio’Brousse est resté ouvert pendant une semaine aux amateurs d’heures supplémentaires, aux formations plus poussées et aux demandeurs de dernière minute. Nous avons alors aspiré une grande bouffée d’air frais?avant de plonger dans le rush des derniers jours.

De formateur à déménageur professionnel, les journées sont courtes au Biblio’Brousse (et les nuits aussi !). Le grand remballement nous a pris trois jours (tout comme à Dori), entre euphorie des premiers jours de rangement, et désoeuvrement du dernier. Et puis en milieu d’après midi, la dernière fourchette et la dernière souris ont été casées? c’est le départ !

Mais cette fois-ci, à 100 km de l’arrivée, le bus, l’éternel compagnon de nos départs et de nos arrivées, le plus fiable d’entre nous, lui que nous avons sorti du sable en s’écorchant les mains (aïe) ; le Biblio’Brousse nous a fait faux bond, nous laissant durant quatre heures au bord de la route à bout de force (ou de nerfs ?!)? Nous avons tout de même fini par atteindre Ouagadougou en milieu de nuit, soulagés, heureux et exténués.

16h22 - Route de Pô, 30 km de Ouagadougou

18h22 Route de Pô 30 km de Ouagadougou

20h22 Route de Pô 30 km de Ouagadougou

Dans quelques jours, les vacances commencent pour l’équipe du Biblio’Brousse au grand complet. Un mois de repos, qui se passera donc de commentaires? Retour des activités et des équipes en septembre. Nous passerons alors quelques semaines à effectuer un travail de terrain pour choisir la nouvelle ville qui accueillera le Biblio’Brousse.

Le 10 août se tiendra la deuxième Assemblée Générale de l’association (seul programme bibliobroussien inséré dans nos vacances !). Puisqu’il était difficile de tout organiser sur le Burkina Faso et qu’il était important d’avoir la possibilité d’échanger avec vous à l’occasion de cette Assemblée ; nous avons opté pour la messagerie instantanée sur Internet (et nous nous excusons par avance pour les adhérents qui n’ont pas Internet? mais les contraintes géographiques rendent cette Assemblée Générale un peu spéciale !).

Très bonnes vacances à tous.

Des gouttes, des petites, des grosses, des espacées (mais pas des poilues) ?

Pô,le 21 Juin 2006

Et après le début des pluies, les labours? Il est vrai que si pour nous, égoïstement, la pluie tombe bien assez souvent (au vue du cataclysme que peut représenter chaque averse : se réveiller en pleine nuit ; les yeux bouffis de sommeil, protéger ce qui peut l’être ; positionner mécaniquement des seaux sous les gouttières ; retenir son souffle en espérant que les toits résistent ? ) ;

Pour Pô, où chacun possède quelques arpents de terre, la vraie saison des pluies tarde redoutablement à venir et la transition entre les deux récoltes commence à être difficile. Il n’y a plus au marché qu’un petit nombre de femmes qui répartissent esthétiquement leurs légumes pour cacher le vide affligeant de leurs étalages.

20h22 Route de Pô 30 km de Ouagadougou

C’est dans ces périodes que les esprits ont le plus besoin d’être occupés, quand le ventre gronde à sourdement. Et pour les élèves qui sont maintenant en vacances, il reste les travaux aux champs, le Biblio’Brousse? et la coupe du monde (qui empiète dangereusement sur nos horaires ouvrables !). Nous essayons donc de rivaliser avec des Ghana-Etats-Unis ou des France-Togo, mais quelques fois la concurrence est déloyale !

Les examens bibliobroustiques sont bientôt terminés, les élèves continuent pour quelques jours encore à transpirer à grosses gouttes sur le clavier et à trembler sur leur double clic (bourreaux que nous sommes !).

Les projets associatifs battent leur plein et plusieurs fois par semaine les groupes d’élèves se succèdent, plus enthousiastes que jamais : qui pour filmer un dernier plan, qui pour photographier à une heure où la lumière se teinte d’orangé ou pour mettre un coup de pinceaux (informatique) final aux dessins sur le Sida.
Et c’est une vraie satisfaction de les voir prendre possession de ces outils complexes. Satisfaction qui nous demande parfois de ranger notre orgueil au fond de la calebasse, car il ne faut à certains élèves que quelques semaines pour intégrer des notions qui nous avaient pourtant pris (à l’époque de notre jeune âge !) plusieurs mois à comprendre ?(ou « comment les élèves dépassèrent les maîtres »).

Nous commençons très sérieusement à penser au passage de relais vers des formateurs burkinabé (même si nous resterons sur le terrain encore deux années, conformément à notre nouvel engagement avec l’Association Française des Volontaires du Progrès). Dès la mi-mai, un nouveau co-équipier nous a rejoint (très éphémère, puisqu’il a déjà été rappelé vers des cieux plus rémunérateurs). Jean, un diplôme de sociologue fraîchement acquis, nous a permis d’apprécier la formation « de loin » et d’y porter un regard plus analytique. Côté formation, le bilan est d’ailleurs très positif : les élèves (de tous âges) sont très satisfaits et le niveau d’apprentissage est bon. Mais concernant les recrutements, il faut que le Biblio’Brousse se rende (pécuniairement) plus attractif s’il veut être à la hauteur de ses ambitions : permettre à de jeunes diplômés d’un niveau d’étude supérieur, de trouver des opportunités de travail dans leur pays ; une des réponses à la fuite des cerveaux (doux euphémisme).

Dans un mois maintenant le Biblio’Brousse fermera ses portes pour l’année scolaire 2005-2006 (Time goes?). 10 mois de travail, plus de 700 personnes formées à l’informatique (dont 450 lycéens), 9 associations munies de nouveaux supports d’information, 1200 personnes inscrites à la bibliothèques, 12,5 litres de sueur? L’heure sera donc bientôt aux bilans quantitatifs et qualitatifs. Vous serez tenus informés du déroulement de l’Assemblée Générale dans le courant du mois de juillet.

Réouverture des portes du Bibio’Brousse prévue pour mi-septembre. Entre temps, l’équipe au grand complet laissera passer la fin de la saison des pluies en s’exilant quelques semaines sous des cieux moins humides : chômage technique !!

(Bonus : Il est vrai que si nous avons la pluie, nous avons aussi la lumière surréaliste qui la précède?)

Vidéo Semaine de l’Internet :

« Et tous les fléaux de la terre s’abattront sur toi? »

Pô, le 5 mai 2006

Le Biblio’Brousse a enfin pris son rythme de croisière. Comme d’habitude (si l’on peut parler d’un début d’habitude, ou plutôt, comme ce que nous attendions), les enfants sont venus en masse, dès les premiers jours. Plus nombreux encore qu’à Dori car l’emplacement du Biblio’Brousse était leur terrain de jeu habituel.

Le cap est donc pour le moment maintenu, mais avec encore plus de passagers à bord. En temps normal, nous ne concernons que les élèves des lycées provinciaux (simples divisions administratives au sein même de l’enseignement en fonction des tutelles ministérielles ou municipales).

Mais à Pô, les élèves du lycée communal sont venus en délégation pour pouvoir bénéficier eux aussi des cours. Alors nous avons rendu l’emploi du temps du Biblio’Brousse plus élastique.

Comment ne pas répondre aux attentes de ces jeunes qui font plus de trois quart d’heure de marche (le lycée communal est situé au tout début de la ville), parfois au moment le plus dur de la chaleur, pour venir apprendre l’informatique.

Et puis ce sont les professeurs qui finalement sont venus s’intéresser à nous (après le rejet massif connu à Dori). Et toute l’équipe administrative des deux lycées. Sans oublier les cours du week-end et les projets avec les associations.

L’emploi du temps est devenu caoutchouteux, flexible au gré des demandes. Peut-être l’effet de la chaleur? Mais maintenant le Biblio’Brousse est complet. Plus de créneaux disponibles. It’s full (la proximité du Ghana anglophone nous aide à travailler un peu notre anglais) !

Concernant les projets associatifs, quatre associations ont été sélectionnées ; après avoir rencontré toutes les associations de Pô (un peu moins de 80!).

Nous allons donc travailler avec une union qui aide les malades du sida, une autre sauvegardant la culture gourounsi de Pô (très riche, architecturalement et musicalement), une mutuelle de santé et un groupement d’éleveurs peuls.

Ce dernier projet nous tient à coeur car nous nous sommes rendus compte que nos amis peuls (grands gardiens de troupeaux devant l’éternel) sont très dénigrés dans toutes les régions du Burkina Faso? le nomadisme fait peur ici et ailleurs (les temps passent, les latitudes changent, mais les peurs restent finalement les mêmes).

Beaucoup de différences donc entre Dori et Pô, dans la culture, les traditions, le regard des gens? On sent que Pô est plus proche de la capitale, que c’est une ville frontière, ouverte aux échanges (la frontière du Ghana n’est qu’à 15 kilomètres).

A Dori, le fléau c’était la proximité du désert, la chaleur, intense, vive, difficilement supportable? C’est pourquoi nous avions choisi de nous rapprocher un peu des régions tropicales en ces saisons chaudes (très chaudes), cherchant un peu de clémence.

La clémence climatique nous a été accordée : les manguiers nous apportent en permanence une bouffée de fraîcheur et la petite brise (pas marine du tout) permet d’atténuer les 42° quotidiens. Mais finalement, de nouveaux fléaux nous prennent chaque jour un peu plus au dépourvu, tant ils sont à la fois nombreux et inattendus (pour la plupart).

Dans le contexte très chrétien de Pô (après Dori la musulmane), nous aurions plutôt tendance à croire que nous avons commis quelque faute pour le moment impardonnée (ou peut être impardonnable) :

La pluie la première, tant attendue mais redoutée, a balayé d’un seul coup nos belles installations supposées étanches, et nous a fait passer de nombreuses nuits blanches à courir pour essayer de protéger les livres, les matelas, les affaires personnelles? vider un seau d’un côté, essayer de retenir les bâches prises par le vent de l’autre.

Et la pluie calmée a appelé le reste des fléaux : Les milliards d’éphémères, sorte de termites volantes qui la nuit, attirées par les lumières du bus, nous ont empêché de faire cours (pour le plus grand bonheur de certains élèves, très friands de ces insectes grillés (délicieux d’ailleurs, avec un petit goût de noisette, pour ceux qui s’interrogeraient)); les crapauds ont suivi, venus se gaver de cette manne à bas prix ; puis la série de bêtes étranges (mais pas féroces), chaque jour un peu plus grosses et velues, venant profiter du festin annoncé : mygales, scorpions et autres boas en tous genres.

Chaque jour, la taille des animaux sortant de la longue période sèche est de plus en plus impressionnante? et nous rappelle les documentaires animaliers de notre enfance (qui nous ont permis, mine de rien, d’acquérir un certain savoir en la matière : se méfier des boas, passer loin des mygales?).

Nous en venons presque à regretter nos heures de lutte contre les termites (presque gagnée) et nos vitupérations acharnées lorsque nous étions contraints de surélever toutes nos affaires, de badigeonner toutes les boîtes contenant les livres et entendre toutes les nuits leurs mandibules humides s’activer.

Nous avions quelque peu oublié que le « Brousse » du Biblio’Brousse avait des implications animalières qui vont au-delà de la fréquentation quotidienne de l’âne et du zébu. Dans ce cas, reste à adopter des précautions simples : dormir en hauteur, ne pas oublier de vérifier sa moustiquaire avant d’aller se coucher, et éviter de laisser traîner ses doigts de mains et de pieds dans les endroits sombres et chauds !

Nous attendons maintenant de pied ferme les aigles géants mangeurs de boas et les lions velus mangeurs d’aigles !… Et pour devancer cette chaîne alimentaire infernale et incontrôlable, nous sommes allés à la rencontre des éléphants ; rencontre voulue et maîtrisée (ouf !) pour une fois.. S’en sont suivis quelques moments magiques.

Où les petites bêtes que nous sommes se sont laissées impressionner par ces pachydermes au long nez.

Les nouveaux hôtes du Biblio’Brousse n’empêchent néanmoins pas les activités frénétiques de l’équipe qui à partir de mai s’élargit pour accueillir un nouveau membre. Après une période de stage de quatre mois, à cheval sur deux villes, Jean Bosco devrait intégrer définitivement le Biblio’Brousse en temps que premier « formateur-relais » burkinabé. S’ensuivront trois autres recrutements, au fur et à mesure des rencontres et des prochains mois de formations à venir, et qui nous permettront de passer la main en douceur.

A suivre…

A l’ombre des manguiers

Pô, le 22 mars 2006
(lendemain de printemps, 44° à l’ombre, pluies très abondantes attendues dans moins de deux semaines)

Durant le mois qui vient de passer nous avons quelque peu parcouru le Burkina Faso et la France par équipe et par saut de moutons.

Des ambiances différentes, des températures opposées, du travail, toujours du travail, des retrouvailles et quelques bonnes choses dans le creux de l’estomac.

Le programme du séjour sur la France s’est révélé extrêmement chargé, très riche en rencontres. Nous avons pu nous entretenir avec l’ensemble des partenaires du Biblio’Brousse. Tous sont très satisfaits du travail accompli, et surtout des résultats récoltés qui ont même fini par convaincre les plus réticents (ouf !).

Beaucoup de discussions durant ce mois de février, d’échanges, de présentation du travail du Biblio’Brousse, de questions, d’argumentations ; qui ont montré la nécessité de revenir régulièrement sur la France afin de mieux partager ce que nous vivons ici et de montrer tout le travail qui y est réalisé.

Deux bonnes nouvelles ont pesé lourd dans les valises du retour : L’arrivée d’un nouveau partenaire, l’Association Française des Volontaires du Progrès (afvp.org) qui a accepté de créer avec le Biblio’Brousse un partenariat « expérimental » afin que nous puissions bénéficier d’une indemnisation durant deux ans. Et le soutien renouvelé du Ministère des Affaires Etrangères dans le fonctionnement du grand car.

L’autre équipe biblio’broussienne, par bonds, s’est retrouvée à Banfora où il s’est avéré que les six milles élèves du lycée allaient déborder les (toutefois petites) capacités humaines du Biblio’Brousse – puis à Gaoua où un adepte de Raël (souvenez-vous, la secte d’illuminés au célèbre gourou enlevé par les extra-terrestres) se trouve en possession de l’unique cyber-café. Ne souhaitant pas lui fournir une clientèle plus large et par conséquent des fonds plus importants, nous avons continué notre route pour nous installer à Pô.

Le Biblio’Brousse et son équipe reprennent donc du service. La pause dans les activités est terminée. Et depuis plus de deux semaines nous courons dans tous les sens. Regrouper les équipes (Fatimata, la bibliothécaire, et Amadou, restés sur Dori), rassembler le matériel?.

Mais par où commencer, par quoi ??

  • Par le savoureux retour à Dori il y a un peu moins d’une semaine afin de finir l’installation de la salle informatique. Accompagné de tous les « fofo » de bienvenue, les embrassades, les cris des enfants « Biblio’Brousse, Biblio’Brousse ! », et tous ces amis qui nous avaient manqué, notre deuxième famille.
  • Par l’attente (qui dura plus de quatre jours) de la finition de la salle afin que nous puissions enfin installer ces ordinateurs pour les élèves.
  • De cette foutue porte manquante et de cette fameuse hiérarchie (ou bien est-ce l’inverse ?) qui nous a fait attendre le retour d’une « haute autorité » locale que personne n’osait appeler, la porte était dans sa cour mais lui n’y était pas.
  • Cinq mois que nous faisons des pieds et des mains pour que les élèves du lycée de Dori puisse bénéficier d’un accès libre aux ordinateurs et exploiter leurs quatre mois de formation Biblio’Brousse.
  • Et puis il a fallu placer la porte, regarder le soudeur confectionner le cadre, aider le maçon à finir, attendre que le ciment sèche, des heures et des heures…
  • Par la mise en place de ces quinze ordinateurs qui nous a pris la nuit et nous a mis sur les rotules avant de reprendre la route pour Ouagadougou deux heures après avoir tout fini.
  • Par la joie et la fierté dans les yeux des élèves qui avaient veillé avec nous et qui ont enfin leur salle informatique.
  • Par l’arrivée dans la ville de Pô, nos attentes, nos espoirs. Pô, deuxième ville à accueillir le Biblio’Brousse, après le souffle brûlant de Dori.
  • Par les premières sensations face à ce nouvel inconnu ; les immenses mares de fraîcheur déversées par l’ombre des manguiers, l’apaisement de la verdure, le chant des oiseaux (à la fois rassurant et entêtant), les maisons peintes dans un entrelacement de signes en noir et blancs, la présence invisible des éléphants.
  • Par notre recherche d’un nouveau nid pour y lover le car. Les problèmes posés par l’absence d’électricité dans la partie de la ville proche du lycée, lui-même éloigné de plus de 4 Km du centre ville. Et puis l’accueil des gens, du proviseur, du maire? dans certains cas la réputation du Biblio’Brousse nous avait précédés, dans d’autres la spontanéité et la chaleur de cet accueil nous a conforté dans notre choix de Pô.
  • Par la rencontre avec cette très vieille femme qui a bien voulu nous prêter un bout de sa cour pour y accueillir le Biblio’Brousse. En échange d’une promesse : surveiller ses manguiers. Chaque jour elle vient nous présenter de nouveaux enfants qu’elle souhaite inscrire à la bibliothèque, pour nous donner du travail, dit-elle.
  • Dans une semaine notre installation sera terminée et nous serons prêts, pour la fin des vacances, à accueillir les élèves et toute la population de Pô.

Avec la conviction toujours plus forte de la nécessité de redonner confiance à des personnes dont peu de monde se soucie sur le plan intellectuel et culturel ; de proposer à tous ce qui est habituellement réservé à « l’élite ».

Au-delà des comparaisons entre les villes que nous traversons, nous essayons de reprendre cette nouvelle session biblio’broustique avec un esprit neuf et des idées nouvelles avec le recul et la sérénité que nous avons acquis en ces six premiers mois de travail.

Bien que le pays soit le même, les cultures sont différentes, les réalités aussi ; et nous aurions tort de négliger ce paramètre important dans la qualité des cours et des contacts humains que nous pourrons mettre en œuvre.

Pour finir, nous souhaitions remercier les 220 adhérents qui ont renouvelé leur soutien pour cette nouvelle année de travail et les 23 nouveaux qui nous ont rejoints.

Tous aurons pu constater que le cadeau biblio’broussien de cette année nous a été inspiré par les nombreux troupeaux de Dori.

Ces porte-clés « 100% zébu » (!) ont été faits grâce à de nombreuses mains à Dori.

Tout d’abord celles du forgeron qui a réalisé le tampon du bus. Chauffé à blanc il nous permis de graver les porte-clés ; Puis les doigts du cordonnier qui a découpé chaque forme et les a trouées.

Et l’équipe du Biblio’Brousse au grand complet qui a dessiné, sculpté, peint, tracé, tamponné, sué, enveloppé? avec amour !

Classé dans : Médiathèque

Introduire l’ordinateur et les nouvelles technologies comme un rouage de son propre système, comme le préconisait Joseph Ki-Zerbo, permet de donner à tous la possibilité d’accéder à l’information, d’améliorer ses opportunités d’emploi et de s’ouvrir sur le monde.

Le Biblio’Brousse est un bus culturel multimédia proposant depuis 2005 une formation informatique et multimédia aux lycéens et au grand public des villes rurales du Burkina Faso.

A ce jour, plus de 7200 personnes ont été formées par l’association Biblio’Brousse, dont la majorité à moins de 25 ans.

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