Biblio'Brousse

Dori, pays peul, d’octobre 2005 à février 2006

Dori 2005/2006

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Jour J-7

Dori, le 30 janvier 2006

Encore un échéancier, un compte à rebours, une accumulation de listes de choses à faire, à ne pas oublier, de travail jour et nuit, du physique, de l’intellectuel ? Ce qui doit sûrement être le lot des nomades, des itinérants de la vie et du travail. Le bus nous sert de coquille ; il suffit de le poser quelque part pour que l’on se construise le décor, que l’on s’active, se décarcasse, se démène : former, bricoler, discuter, palabrer, s’impatienter, relativiser, s’éveiller, instruire, s’ouvrir, écouter ?…

Mais pour le moment il ne nous reste que 7 jours (déjà !) avant de quitter Dori. Et 7 jours c’est court, très court.

Premier bilan du Biblio’Brousse. Un constat : nous avons été un peu pris de court par cette fin d’année chargée en congés successifs : grève des professeurs, grève des élèves, vacances de noël et fête de la tabaski. Tout le beau planning de nos dernières semaines à Dori s’est réduit comme une peau de chagrin, nous faisant attendre avec impatience la rentrée des classes! Tout va donc très vite depuis trois semaines : test général (82% de réussite, ce qui permet de réfléchir au 18% d’échecs), remise des diplômes, finitions des travaux avec les associations? Ce rythme infernal nous permet surtout de moins entendre les petites voix nous demandant de rester encore un peu, ne serait ce qu’un mois, quelques jours ou de ne partir que le lendemain. Beaucoup d’élèves et même du personnel de l’administration nous ont dit que le Biblio’Brousse avait mis de l’animation au lycée et avait redonné confiance à énormément d’élèves. Mais tous sont néanmoins unanimes lorsqu’il s’agit de reconnaître que nous ne ferions pas de vieux os en pleine saison sèche à Dori, quand on espère que la chaleur de la journée ne dépassera pas les 50°.

Pour que ce départ soit un peu moins difficile, tous les membres de la famille biblio’broussienne de Dori vont se suivre à Banfora : Fatimata, la bibliothécaire a été promue responsable de la bibliothèque, en charge de la formation de la nouvelle bibliothécaire de Banfora (pour des questions de langues nous sommes obligés d’engager dans chaque ville une nouvelle bibliothécaire ; à en espérer que nous aurons moins d’affinités avec la prochaine sinon l’extension de la famille va devenir difficilement gérable !) ; Amadou nous accompagne bien évidemment dans la prochaine ville ; Waab et Daoda, nos deux jeunes acolytes, devront attendre les vacances scolaires pour nous rejoindre (« promis, juré, craché ! « ).

Chaque jour depuis vendredi dernier nous mettons un point final à notre travail avec une classe, et les petits picotements au c?ur et à la gorge (en fonction des affinités avec les élèves) devraient durer encore toute la semaine, bien que nous ayons réussi à repousser l’échéance en organisant une soirée de départ.

Mais une chose est sûre : il devrait y avoir foule lundi pour assister à la sortie de cour du grand bus blanc? et quelque chose nous dit que des paris ont même été lancés sur les chances de succès : va-t-il falloir abattre un des deux arbres de la cour ou le bus arrivera t-il à renouveler sans dommage la prouesse de son arrivée ?

Jour après jour nous démontons un élément de la cour, et selon la visibilité de la partie démontée, les voisins commencent à venir, bientôt ce sera les gens du quartiers, les enfants, les vieux? comme un film en marche arrière. Après que tous se soient intéressés à notre installation aérienne, tous viennent assister au démontage. Commenter les man?uvres, nous plaindre sur l’ampleur du travail?Un peu comme sur les grands chantiers où lorsqu’une personne travaille, trois autres s’emploient assidûment à commenter.

Au programme de la  » soirée d’au revoir  » (les mots  » départ  » et  » adieu  » sont à bannir) : diffusion du vidéomaton (dont le système vous est expliqué plus loin) et des petits films réalisés par les élèves de terminales et exposition des autres productions (affiches, photos?), musique, bissap (boisson rouge grenat à base d’une fleur que l’on trouve beaucoup par ici) et pop-corn. Un détail nous inquiète : bien que nous ayons un peu pris l’habitude de réunir beaucoup de personnes dans un lieu restreint – Assemblée Générale Biblio’Brousse et soirée de départ (la première d’une longue série ; c’est étrange d’ailleurs d’en arriver à les numéroter : il est difficile de s’imaginer la crédibilité de la  » 22ème Soirée de Départ Biblio’Brousse  » !!) – cette soirée prend des dimensions à la hauteur de l’engouement rencontré puisque nous attendons un peu plus de 300 personnes (élèves, autorités locales, amis?).

Durant le mois de février le Biblio’Brousse disparaît de la circulation, se fait oublier : il nous faut reprendre un peu notre souffle avant de commencer un nouveau cycle de formation avec ce que cela va nécessiter comme installation, organisation, intégration, assimilation, débordements et autres. Mais ce n’est pas encore les vacances pour autant : une partie de l’équipe rentre en France pour trouver de nouveaux partenaires afin de pouvoir mettre en place les projets de centres culturels et surtout trouver les financements pour que nous soyons indemnisés. L’autre partie de l’équipe biblio’broussienne se rendra sur Banfora pour effectuer toutes les démarches nécessaires avant notre venue : rencontre avec l’administration du lycée, la mairie, repérage des emplacements potentiels?.

Pendant cette petite pause dans les activités du Biblio’Brousse, nous vous diffuserons les images d’un système que l’on a mis en place dans la cour depuis plus d’un mois maintenant et que l’on a nommé : le vidéomaton. Le concept est simple : une petite cabane dans laquelle nous avions mis sur pied une caméra avec en face un siège. Seule consigne donnée : la liberté d’expression. Tout au long du mois de février nous vous diffuserons des extraits de ce qui a parfois provoqué de beaux fous rires?.

Petit Papa Noël ?

Dori, le 4 janvier 2006

Bulletin météo (valable pour le mois de novembre, décembre et janvier, indice de confiance 5,5/5) : beau temps d’hiver sur Dori ; journées ensoleillées ; température extérieure autour de 38°C à l’ombre ; se rafraîchissant la nuit, autour de 20°C sous abri (tant pis pour ceux qui dorment en plein vent sur les toits) ; vent d’harmattan irrégulier, avec des pointes pouvant dépasser les 50 Km/h ; taux d’humidité aux antipodes du hammam, 15 %.

Noël approche, et voilà bientôt 4 mois que nous avons atterri, un soir de septembre, à Ouagadougou. Un peu moins de 3 mois que les roues du Biblio’Brousse se sont enfin immobilisées dans le sable de Dori ; que l’on a troqué la neige et les décorations de Noël pour la chaleur suffocante de l’harmattan, ce vent qui donne l’indescriptible impression de vivre le nez au dessus d’un vieux radiateur électrique poussiéreux, et qui fait voler les milliers de sachets plastiques ; que nous avons échangé (avec grand soulagement) la dinde aux marrons pour la chèvre grillée et le riz ; que la famille s’est agrandie de plusieurs dizaines de personnes et que nos repas ressemblent désormais à des congrès annuels ; que les cadeaux que nous recevons nous servent à préparer des desserts (les œufs aux laits n’ont d’ailleurs pas fait l’unanimité) et des petits plats au goût de madeleine de Proust (pigeons aux petits pois, saucisse pomme de terre? Il n’y a que les temps de préparation qui différent légèrement, dus à certaines contraintes techniques : attirer discrètement le pigeon du voisin, l’attraper, le tuer après moult hésitations brigittebardotiennes, le plumer et enfin commencer à le cuisiner?)

Le Biblio’Brousse est devenu désormais le point de rencontre officiel des jeunes de Dori, le dernier endroit où l’on cause ? ! Et nous, nous sommes emportés par le tourbillon des visites, des rencontres, des discussions enflammées, des consultations à la bibliothèque, des cours, des projets associatifs…

Plus de 200 personnes passent quotidiennement par la cour du Biblio’Brousse, pour suivre les cours, discuter, lire ou boire un thé ? pour faire avancer les choses, pour se cultiver et espérer faire bouger le monde.

Les projets avec les associations sont enfin mis en place et tous les jours un petit groupe de 5 élèves de terminale planche sur le casse-tête des problèmes associatifs.

Bien sûr nous ne pouvons pas régler tous les problèmes (ce qui reste un des points les plus difficiles à expliquer) ; seulement ceux qui concernent la transmission de l’information :

  • Nous créons des brochures qui expliquent aux mères ayant des enfants malnutris comment placer la sonde naso-gastrique à leur enfan.
  • Nous faisons des affiches qui sensibilisent les habitants des secteurs au regroupement des déchets (puisque aucun ramassage collectif n’existe pour le moment.
  • Nous réalisons un petit court métrage montrant aux parents d’un village minier les taux de réussite scolaire et professionnelle des enfants qui ont été sortis de la mine où ils travaillaient.
  • Nous mettons en place des panneaux expliquant certains principes agricoles un peu complexes mais qui améliorent les rendements.
  • Nous travaillons quotidiennement avec 10 associations et 55 élèves à la réalisation de ces projets.

La formation de chacun progresse tous les jours un peu plus. Ponctuée de coups de gueule, de ras le bol et de moments de grande fierté. Certains élèves sortent en claquant la porte (du bus) mais reviennent la semaine d’après se frotter à nouveau à la machine ; alors que d’autres voudraient dormir dans le bus pour peu qu’on leur laisse un ordinateur allumé. Nous ne sommes pas peu fiers d’apporter à certains élèves de l’eau au moulin de leur énergie inépuisable et de leurs immenses capacités.

Pour la plupart des élèves cette formation apporte surtout l’opportunité de connaître un univers dont ils ont énormément entendu parler mais qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion ne serait ce que d’approcher. Chacun met donc beaucoup de rigueur et d’assiduité à suivre chaque semaine les cours du Biblio’Brousse. Pour un petit nombre d’entre eux, des talents se révèlent dans le domaine de l’informatique, de la photo ou de la vidéo, et des passions se créent : pour ceux-là, l’envie d’apprendre est d’autant plus grande qu’elle commence à recouper des préoccupations professionnelles.

Nous essayons de répondre au maximum à toutes les demandes et surtout de nous adapter au rythme de progression de chacun, qu’il soit par petits bonds timides ou par grandes enjambées ! Et inexorablement la liste d’attente s’allonge : plus de 30 personnes maintenant attendent de pourvoir s’inscrire aux cours du week-end, quand les gens sont satisfaits le bouche à oreille marche à une vitesse parfois incontrôlable. Ce qui est valable aussi pour l’inverse, nous essayons donc de rester très réceptifs aux avis qui nous sont donnés !

Dans la hotte du père noël bibliobroussien, quelques projets, des petits et des gros : nous sommes en train de négocier la réouverture du cinéma de plein air pour pouvoir y diffuser des films, ceux que font les élèves sur Dori et d’autres plus commerciaux. Et nous venons de créer la sœur burkinabè de l’association Biblio’Brousse, également nommée association Biblio’Brousse, et composée de Barké Hassane Tamboura, président ; Jean-Marie Konkisre, trésorier ; Amandine Largeaud, Secrétaire Générale et Amadou Diallo, Secrétaire aux activités socio-économiques et culturelles?. Cette structure locale va assurer la pérennité de nos actions après notre départ, puisqu’une équipe en qui nous avons entièrement confiance sera là pour prendre les décisions qui s’avèreront nécessaires. De plus cette association va nous permettre d’obtenir des subventions pour la mise en place de centres culturels en lieu et place des endroits que nous quitterons (gros projet en cours de réflexion).

Nous vous souhaitons à tous un joyeux noël et de bonnes fêtes, croulants sous la neige, le chocolat et les embrassades.

Pour tous ceux qui s’interrogent à ce sujet, nous relancerons les renouvellements de cotisations pour l’année 2006 à la fin du mois de janvier, pour que le Biblio’Brousse puisse bénéficier d’un deuxième Père Noël (eh oui, on y croit tous encore, on a gardé une âme d’enfants) !

Dori, Dori, Dori

Dori, le 25 octobre 2005

Nous sommes à Dori… Trois années de travail (souvent acharné), beaucoup de galères, de faux espoirs, de ras-le-bol… évanouis, oubliés, effacés par le bonheur et le soulagement d’être enfin arrivés à Dori.

Dori, ce nom qui commençait à prendre des allures de pays où l’on n’arrive jamais, de vieux mythe délirant digne du cerveau dérangé des affabulateurs.

Dori balayée par le souffle brûlant du désert, Dori et ses maisons en bancos qui servent de nid de fraîcheur quand il devient difficile vers 12h de se promener dehors?

Mais comme prévu (ou au-delà de toute prévision) l’ultime (ou presque) trajet du Biblio’Brousse vers son objectif (« arriver à Dori, arriver à Dori, arriver à Dori ? ») fut long et quelque peu fastidieux.
Au lieu des 8 heures prévues pour venir à bout des 270 kilomètres, nous avons mis 19 heures. Pas 19 heures non stop mais deux bonnes journées bien remplies.

Parce que sur la route nous avons tout d’abord été invités à un pique nique improvisé par un professeur qui tenait absolument à discuter longuement avec nous de nos méthodes de travail pour l’apprentissage de l’ordinateur ?

Parce que la route entre Dori et Ouaga est en cours de goudronnage ; tous les trois kilomètres le Biblio’Brousse était forcé d’emprunter des déviations qui nous ont plongés en plein brousse et transformés les 270 kilomètres initiaux en 400 kilomètres et des poussières (!)?

Parce que le soleil se couche à 18h30, nous avons dû rouler un peu de nuit, ce qui a donné lieu à quelques erreurs d’itinéraire nous obligeant à faire marche arrière (très pratique avec un bus de 12 mètres de long sur une piste pleine de trous !)?

Parce que dans une de ces déviations nous nous sommes enlisés ; le sable avait totalement bloqué l’arrière du bus. Après plusieurs tentatives il a fallu se résoudre à creuser jusqu’à pouvoir désensabler les roues ? et sans pelle ça nous a bien pris quelques heures ?

Et parce que le premier soir un gendarme un peu emmêché s’est mis dans l’idée d’assurer notre sécurité et nous a empêché de continuer notre route ? Armé des meilleures intentions (et de son revolver), il a passé la nuit à proximité du bus à surveiller nos vas et viens. Ce qui nous a donné une très bonne raison pour passer notre première nuit sur le toit du bus (à cause des voleurs (ou du gendarme ?!)).

Ceci expliquant cela nous partîmes (500) de Ouagadougou à 10h le jeudi et nous arrivâmes (3000) à Dori le vendredi à 14h, en plein cagnard, exténués mais heureux.

Nous avons tout de suite pu visiter l’emplacement que le proviseur nous avait réservé et immédiatement pu constater qu’il ne nous conviendrait pas : en plein milieu de la cour du lycée, sans un arbre à proximité, notre présence de quelques minutes avait déjà donnée lieu à un attroupement d’une centaine de curieux.
Verdict (officiel) : trop de sable à cet endroit, nous ne souhaitions pas renouveler l’expérience de l’ensablement. Raison officieuse : trop visible, nous n’aurions aucun répit dans nos journées, aucun moyen de canaliser les multiples visites.

Nous nous sommes donc mis à la recherche d’un nid douillet où lover le Biblio’Brousse : ombragé, clos, bénéficiant d’un compteur électrique, près d’une pompe à eau, près du lycée, pas trop loin du centre ville, et pouvant accueillir sans trop d’aménagement un bus de 12 mètres de long et avec jacuzzi, piscine à débordement et robinets en or !!? Autant dire que lorsque nous avons commencé notre recherche de la perle rare, nous ne misions pas beaucoup sur nos chances de réussite.

Et, notre bonne étoile aidant, 1 heure après avoir commencé à déambuler dans les rues de Dori, nous nous sommes arrêtés, sourire aux lèvres, devant une cour vide semblant répondre à tous les critères. Quelques jours et des discussions avec le maire et le chef de cour plus tard, nous prenions possession des lieux.

Il n’y a rien de plus rapide qu’un cheval qui sent l’écurie : en trois jours nous avons cassé des murs, terrassé, nettoyé, déblayé, creusé, bâti, rafraîchi? Les trois petites maisons en banco traditionnel occupant la cour ont été consolidées et améliorées.

L’une d’entre elle accueille désormais sur son toit une chambre qui est devenue le deuxième  » building touristique  » le plus visité de Dori (aux dires des habitants) après l’immeuble du haut-commissaire. Nous avons mis en place plusieurs abris en seccos (paille de mil tissée servant pour les toits) qui procurent une ombre bienfaitrice/indispensable à la deuxième chambre et à la cuisine.

Une « toute petite » inconnue demeurait cependant après tous ces travaux frénétiques : à vue de nez, le Biblio’Brousse pouvait rentrer dans la cour mais tout se jouerait à une vingtaine de centimètres près.
Nous mettions tout en jeu dans ces 20 centimètres : notre crédibilité (après avoir fait des pieds et des mains pour obtenir cette cour), notre bus (ne pas l’abîmer en s’enlisant ou en accrochant une branche d’arbre trop solide) et le succès de notre intégration à Dori (pour sortir le bus (si nous le coincions), la seule solution serait de détruire plusieurs murs voisins).

Il ne se passe pas un jour maintenant sans que quelqu’un ne vienne féliciter le chauffeur pour sa performance et sans que nous n’apprécions cette cour taillée sur-mesure aux dimensions extra larges du Biblio’Brousse.

Très rapidement nous avons pu ouvrir la bibliothèque à tous. Les premiers jours nous ont déconcerté : la moyenne d’âge des lecteurs ne devait pas dépasser les 5 ans ; et la perspective d’avoir passé trois années à travailler pour finir en garderie ne nous enchantait guère.

Et puis les enfants, moins intimidés par l’impressionnant dispositif biblio’broussien, ont parlé des livres du bus blanc à leurs grands frères ou grandes sœurs qui ont eux-mêmes convaincus leurs parents. Voilà maintenant une semaine que la bibliothèque est ouverte et nous comptons aujourd’hui 345 inscrits !! C’est Aïcha qui a pris entièrement en charge le rôle de bibliothécaire.

Une semaine également que nous avons débuté la formation informatique. La semaine nous enseignons les joies (et les déceptions!) de l’ordinateur à plus de 300 élèves de seconde, première et terminale. Tous sont au rendez-vous, très rares sont les absents. Les cours du Biblio’Brousse sont très demandés, une pétition est même en train de circuler dans certaines villes (dans un rayon de plus de 150 kilomètres) pour que les élèves puissent eux aussi bénéficier de la formation.

Le week-end, le Biblio’Brousse est ouvert à tous ceux qui ne sont pas au lycée. Et ces élèves ont tous les niveaux, scolaires et sociaux : du CM2 au commissaire de police ! Plus de cinquante personnes suivent la formation payante assidûment.

Les journées commencent à être très chargées, notre consommation quotidienne en eau approche les 7 litres par personne (!!), nous réussissons à maintenir dans le bus à une température rafraîchissante (!) de 32° alors que nous frôlons les 45° (à l’ombre bien sur) en extérieur. Le plaisir de donner des cours, de partager notre temps, nos connaissances, de discuter, d’échanger est sans commune mesure. Le monde bouge ici, et son centre est Dori !

Mais il reste encore du pain sur la planche : si les cours d’initiation informatique sont lancés, il nous reste encore à mettre en place une des parties les plus importantes du projet Biblio’Brousse : les échanges culturels.

Nous avons déjà pris contact avec de nombreuses associations locales : de la lutte contre le sida, à la promotion des droits de la femme en passant par la sensibilisation à l’éducation des enfants. Et dès la semaine prochaine nous pourrons commencer à mettre en relation les élèves de terminale et ces associations afin qu’ils cherchent ensemble des solutions pour pouvoir diffuser leurs informations de sensibilisation. Nous apporteront les moyens techniques à ces solutions : par la vidéo, la photo ou l’infographie, et bien entendu par la formation.

A suivre?…

Tarifs du Biblio’Brousse

  • Accès à la bibliothèque : tarif unique de 50 FCFA* (demi-tarif pour les moins de 20 ans) pour la création de la fiche d’inscription.
  • Cours d’informatique : 500 FCFA la séance (demi tarif pour les moins de 20 ans).

* Taux de conversion du Franc CFA : 1 XXXXXX = 6,55 FF = 650 FCFA

Horaires d’ouverture du Biblio’Brouss

  • La semaine de 10 h à 18h30 et le week-end de 9h à 18h30.
  • La bibliothèque est fermée le mercredi matin et le dimanche toute la journée.

Vidéos réalisées par l’association

Trailer :

Trajet vers Dori :

Croisement :

Visite de la cour :

Examens :

Vidéomaton 1/4 :

Vidéomaton 2/4 :

Création porte-clé :

Jour de marché :

Classé dans : Médiathèque

Introduire l’ordinateur et les nouvelles technologies comme un rouage de son propre système, comme le préconisait Joseph Ki-Zerbo, permet de donner à tous la possibilité d’accéder à l’information, d’améliorer ses opportunités d’emploi et de s’ouvrir sur le monde.

Le Biblio’Brousse est un bus culturel multimédia proposant depuis 2005 une formation informatique et multimédia aux lycéens et au grand public des villes rurales du Burkina Faso.

A ce jour, plus de 7200 personnes ont été formées par l’association Biblio’Brousse, dont la majorité à moins de 25 ans.

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